Un médecin réalise 49 inséminations avec son propre sperme

Le médecin néerlandais Jan Karbaat, décédé en avril 2017, a dirigé la clinique de fertilité de Contributorp aux Pays-bas. Traduit en justice avant sa mort, il était soupçonné d’avoir utilisé son propre sperme pour traiter des patientes ayant recours à une

insémination ou une

fécondation in vitro (FIV). Les résultats des tests ADN viennent d’être dévoilés.

Sommaire

  1. Les résultats ADN confirment les soupçons
  2. Un soulagement pour les descendants du Docteur

En février 2017, onze de ses enfants présumés, nés par FIV ou insémination, avaient déclenché une procédure judiciaire pour faire la lumière sur l’origine de leur père biologique. Les résultats, tombés vendredi 12 avril, ont confirmé leurs soupçons.Les résultats ADN confirment les soupçonsCe “spécialiste de l’insémination artificielle, pendant près de 40 ans, a violé toutes les règles, truqué les dossiers et les données”, rapporte 

LCI. Ce sont des ressemblances physiques flagrantes qui ont éveillé les soupçons de certains enfants présumés du docteur. En février 2017, onze d’entre eux l’ont traduit en justice pour faire la lumière sur leur origine. Le tribunal de Rotterdam avait alors autorisé des prélèvements ADN qui ont confirmé leurs soupçons. Ces analyses, effectuées à l’hôpital Canisius-Wilhelmina de Nimègue, ont démontré que 49 enfants descendaient directement de Jan Karbaat, affirme un communiqué de presse publié le 12 avril dernier par

Defence for Children. La justice a ainsi révélé que le médecin avait “utilisé son propre sperme des dizaines de fois pour traiter des patientes ayant recours à une insémination ou à une

FIV”, rapporte

France info.Un soulagement pour les descendants du Docteur« Maintenant, après des années d’incertitude, les plaignants peuvent enfin clore ce chapitre et commencer à digérer le fait qu’ils sont l’un des nombreux descendants de Karbaat », estime Lara de Witte, conseillère pour Defence for Children. Au micro de la

chaîne néerlandaise Rtl Nieuws, l’un des enfants exprime son soulagement et remercie la justice.Une victoire pour ses descendants mais également pour les défenseurs des droits de l’enfant. « Avec l’approbation de la recherche sur la parenté ADN, le juge a placé l’intérêt de l’enfant au-dessus du droit à la vie privée de M. Karbaat et de sa famille ”, déclare Lara de Witte. Elle considère également que la reconnaissance du droit de connaître son ascendance, inscrite dans la

Convention des Nations Unies aux droits de l’enfant, devrait être élargie au-delà cette affaire.Click Here: COLLINGWOOD MAGPIES 2019