Recrudescence de moustiques tigres : que faire si l’on est piqué ?

Désormais implanté dans plus de 50 départements français, le moustique tigre, vecteur de maladies tropicales, fait peur. Quelles sont ces pathologies ? Une fois piqué, y a-t-il des solutions pour éviter l’infection ? Comment se prémunir de ses piqûres ? Réponses.

Sommaire

  1. Quelles maladies transmet le moustique tigre ?
  2. Etre piqué signifie-t-il obligatoirement tomber malade ?
  3. Que faire si l’on est piqué par un moustique tigre ?
  4. Comment éviter de se faire piquer ?

Chaque année, la situation concernant la recrudescence de

moustiques tigres en France métropolitaine, depuis son arrivée sur le territoire en 2004, est de plus en plus préoccupante : selon le ministère de la Santé, ce type de moustique également connu sous le nom d’Aedes albopictus a désormais envahi 51 départements. Originaire d’Asie, l’insecte est déjà responsable d’épidémies considérables des différentes maladies qu’il transmet dans les départements et régions d’outre-mer.

Quelles maladies transmet le moustique tigre ?Le moustique tigre, reconnaissable à son corps rayé noir et blanc, peut véhiculer trois virus : la

dengue, le

chikungunya, et le

Zika. Ces trois maladies tropicales entraînent des symptômes tels que des maux de tête, une fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, voire des nausées et des vomissements. Il n’existe à ce jour aucun traitement ni vaccin permettant de lutter contre ces virus. Les traitements disponibles sont simplement symptomatiques, et l’hospitalisation est nécessaire lorsque les troubles sont graves.Etre piqué signifie-t-il obligatoirement tomber malade ?Heureusement, être piqué ne signifie pas forcément contracter l’un des trois virus, car tous les moustiques tigres n’en sont pas vecteurs. En métropole en particulier, les risques de contamination sont faibles, ces maladies dites vectorielles n’étant pas épidémiques. Pour qu’une épidémie survienne, il faudrait qu’une personne ayant été piquée par un moustique tigre porteur de l’un de ces virus lors d’un voyage dans une zone à risque se fasse piquer à son retour en France par un Aedes albopictus sain, qui pourra ensuite transmettre le virus à une autre personne. C’est pourquoi les personnes infectées doivent se protéger efficacement des piqûres de moustiques. Par ailleurs, pour limiter le risque d’importation et d’implantation de ces maladies vectorielles, le ministère de la Santé a mis en place un dispositif de surveillance des cas humains.Que faire si l’on est piqué par un moustique tigre ?Les symptômes d’une

piqûre de moustique tigre sont similaires à ceux de la piqûre d’un moustique commun. En revanche, les réactions inflammatoires (rougeur, démangeaisons) peuvent être exacerbées. Le fait d’être piqué en pleine journée peut également mettre sur la piste du moustique tigre, celui-ci étant particulièrement actif le jour et moins la nuit.Bien que les risques de contamination soient faibles, y a-t-il un moyen de s’en prémunir davantage lorsque l’on est piqué ? Interviewé par

Le Parisien, le professeur Stéphane Gayet, infectiologue au CHU de Strasbourg, affirme qu’il faut “désinfecter la piqûre”, à l’aide d’antiseptiques à base d’alcool, “dans un laps de temps très court car la charge virale déposée par le moustique met 15 à 30 minutes pour passer dans le sang. Encore faut-il avoir senti l’insecte faire son repas ou l’avoir vu se poser.” Mais selon lui, cette technique n’est pas fiable à 100%.Si vous pensez avoir observé un moustique tigre, signalez-le aux autorités sanitaires via

le portail de signalement du moustique tigre.Comment éviter de se faire piquer ?Outre les moyens de protections individuels (port de vêtements longs et amples, utilisation de répulsifs, installation de moustiquaires…), la meilleure façon d’éviter de se faire piquer par le moustique tigre reste de prévenir sa prolifération. Ainsi, le ministère de la Santé préconise de “supprimer les gîtes larvaires à l’intérieur et autour de son habitat”, c’est-à-dire “les zones d’eau stagnante comme les dessous de pots, les déchets, les gouttières, etc.” Des opérations de démoustication sont également réalisées autour des habitations des personnes infectées et des établissements de santé.