Prescrire passe en revue les médicaments de 2014

Dans son premier numéro de 2015, la revue indépendante Prescrire présente un bilan thérapeutique qui permet de faire le tri des véritables avancées thérapeutiques de 2014 et propose des informations utiles que les soignants peuvent partager avec leurs patients.

Aider les soignants à améliorer les soins qu'ils proposent aux patients.

Fidèle à sa vocation d’informer en toute indépendance sur l’utilité et la sécurité du médicament, la revue Prescrire édite un numéro consacré aux vraies (et moins utiles) innovations thérapeutiques de l’année 2014 ainsi qu’aux effets secondaires et aux interactions médicamenteuses à éviter, “pour mieux soigner“. Ce bilan thérapeutique 2014 décliné en 31 pages passe en revue “les différents domaines thérapeutiques et rassemble les informations présentant un intérêt pour la pratique“.Les vraies avancées pour les patientsParmi les vraies avancées thérapeutiques classées dans la catégorie “à noter dans sa liste des médicaments“, les auteurs citent, entre autres, les produits innovants suivants :- L’

enzalutamide (Xtandi®) dans le

cancer de la prostate métastasé  comme alternative à l’

abiratérone (Zytiga®).- Le

pomalidomide (Imnovid®) comme option de dernière ligne dans le

myélome multiple.- L’

imatinib (Glivec®) dans la

leucémie aiguë lymphoblastique avec chromosome Philadelphie  chez les enfants qui confère une nette augmentation de la survie.- Le vaccin méningococcique B (

Bexsero® ), utile en cas d’épidémie.- Le

dolutégravir (Tivicay®), une option parmi d’autres chez les patients atteints par le

VIH en situation d’échec avec le

raltégravir (Isentress®).- Le vaccin

encéphalite japonaise (

Ixiaro®) à partir de l’âge de 2 mois, utile en cas de risque élevé.- La

Colchicine Opocalcium®  pour sa forme disponible en comprimés à 1 mg sécables.Mieux informer les patientsCertains procédés thérapeutiques et médicaments méritent d’être classés dans la catégorie “informer les patients“, soit en raison d’effets indésirables ou d’une efficacité insuffisante. Dans cette catégorie sont cités, par exemple :- La

radiothérapie des

cancers du sein qui expose à des accidents coronariens plus fréquents.- Le risque d’intoxication chez des enfants avec des

substituts nicotiniques.- Le

néfopam (Acupan® ou autre) dans le traitement des douleurs dont la balance bénéfices-risques est mal cernée.- Le manque d’intérêt d’une supplémentation en

vitamine D + calcium

calcium dans la prévention des fractures ostéoporotiques chez des adultes en bonne santé.- Les effets vasoconstricteurs des

triptans,

médicaments antimigraineux.Un ouvrage sur les effets indésirablesEnfin, comme chaque année, Prescrire annonce la publication en décembre 2014 de la nouvelle édition, mise à jour et enrichie (656 pages cette année), du guide “Éviter les effets indésirables par interactions médicamenteuses – Comprendre et décider“.Cet ouvrage se différencie des autres du même genre car “il ne part pas d’une liste de médicaments, mais de la situation des patients atteints par telle ou telle affection“, précisent les auteurs.Ce numéro ouvrant l’année 2015 a comme objectif “d’aider les soignants à améliorer les soins qu’ils proposent aux patients compte tenu de l’évolution des connaissances et des produits de santé commercialisés“.Dr Jesus CardenasSource : Revue Prescrire, No 375, janvier 2015.