Lettres de menaces aux personnalités: 7 corbeaux toujours en cage

Les personnalités ont été nombreuses à recevoir des courriers de menaces de mort accompagnés de balles… Et les suspects étaient légion, eux aussi. Après un coup de filet sur les milieux d’extrême gauche, sept corbeaux présumés sont toujours en garde à vue.

Le président de la République Nicolas Sarkozy, le maire de Bordeaux Alain Juppé ou Rachida Dati en qualité de garde des Sceaux: ils figuraient parmi les peu happy few qui avaient reçu une ou plusieurs lettres de menaces de mort assorties d’une balle. Un privilège que ces personnalités avaient naturellement fort peu goûté, d’où une enquête menée par les plus prestigieux services de police. Résultat, un méga-coup de filet qui avait abouti aux interpellations de onze personnes… Et pour quelques unes d’entre elles, les soucis ne sont pas terminés.

En effet, sept individus interpellées jeudi dans l’enquête sur des lettres de menaces de mortétaient toujours en garde à vue ce samedi à Montpellier. En revanche, ce vendredi soir, trois suspects avaient retrouvé la liberté sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Jeudi, déjà, l’un des corbeaux présumés avait pu enfin quitter les locaux de la police de Montpellier…

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Reste le dernier cercle. Un buraliste, par ailleurs rédacteur pour un fanzine militant d’extrême gauche. Cet homme semble décidément beaucoup intéresser les enquêteurs qui l’avaient déjà interrogé dans le cadre de cette affaire. Et alors que les auditions continuent pour ce noyau d’interpellés, on apprend qu’ils étaient liés par une cause commune: la lutte contre les éoliennes! Mais ce ne serait pas du vent car la lettre qui avait inauguré cette série de courriers plus que vindicatifs était arrivée en 2007 sur le bureau de Marcel Roques, maire de Lamalou-les-Bains, dans l’Hérault. Or, sa commune vrombit sous les pâles d’une grosse ferme d’éoliennes!

Marcel Roques n’aura pas été le dernier à subir ces attaques épistolaires car une trentaine de courriers tout aussi menaçants, déposés dans diverses boîtes de la Poste dans l’Hérault, et lestés le plus souvent par une balle, ont été adressés à des personnalités de droite. Une orientation des cibles qui place les militants d’extrême gauche dans le collimateur policier…

Samedi 5 septembre 2009