Les produits "BPA free" ne seraient pas sans danger

Une nouvelle étude vient de montrer que l’absence de Bisphénol A (ou BPA)-soupçonné d’être un perturbateur endocrinien- dans les bouteilles ou les biberons en plastique n’était pas une garantie d’innocuité pour les consommateurs.En effet, les alternatives les plus connues- Bisphénols S, F et AF- seraient tout aussi dangereuses pour notre santé, notamment celle des bébés.

Sommaire

  1. Des alternatives tout aussi dangereuses
  2. Des substances nocives pour le fœtus et les bébés

Le bisphénol A – ou BPA-, est une substance chimique de synthèse utilisée pendant de nombreuses années notamment dans la production de polycarbonate. Largement soupçonné d’être un

perturbateur endocrinien – il pourrait perturber le système hormonal grâce à son action “œstrogèn like” –  le BPA est interdit dans les biberons depuis 2010. Depuis le 1er janvier 2015, cette interdiction s’est élargie à tous les contenants (bouteilles, conserves…).Des alternatives tout aussi dangereusesUne récente étude, réalisée sur des souris et publiée dans le journal 

Current Biology, suggère pourtant que les substances de remplacements du BPA seraient tout aussi dangereuses pour l’organisme.A l’origine, les chercheurs s’étaient donnés pour objectifs de déterminer les effets du BPA sur les fonctions reproductives des souris. Ils ont pour cela réparti les animaux en deux groupes enfermés dans des cages en plastique, un peu abîmées, mais exemptes de BPA.Le premier groupe recevait du BPA par compte-goutte, pas le groupe témoin. Mais les chercheurs se sont rapidement rendu compte que quelque chose n’allait pas : le groupe de contrôle était en proie à des changements génétiques similaires à celui recevant du BPA. En effet, dans les deux groupes, les souris ont développé des anomalies chromosomiques altérant la production et la viabilité des spermatozoïdes et des ovocytes.Pour aller plus loin et confirmer leur hypothèse, les scientifiques ont alors exposé les souris à d’autres alternatives connues au BPA  comme le Bisphénol F (BPF), le Bisphénol S ( BPS) ou encore le Bisphénol AF (BPAF) . Résultat : ils ont observé des résultats similaires. Plus inquiétant encore: ils se sont également rendus compte que ces altérations chromosomiques pouvaient se transmettre sur plusieurs générations.Pour Patricia Hunt, chercheuse à la School of Molecular Biosciences de l’Université de l’état de Washington, “les produits en plastique abîmés ou ayant déjà beaucoup servi ne peuvent être considérés comme sans danger” même estampillés “BPA free”.Des substances nocives pour le fœtus et les bébésDéjà, en 2015, une étude CEA/Inserm menée par René Haber alertait sur les dangers potentiels des BPS et F, dont les effets sur l’organisme seraient similaires à ceux du BPA.  L’étude, publiée dans la revue

Fertility and Sterility prévenait que ces substances chimiques traversaient la barrière placentaire et pouvaient affecter le développement du fœtus, notamment celui de ses organes génitaux.Pour limiter l’exposition aux bisphénols en tous genres, surtout chez les femmes enceintes et les jeunes enfants, n’utilisez que des biberons et des contenants en verre, silicone ou céramique. Si vous devez utiliser des contenants en plastique, vérifiez qu’ils ne sont pas abîmés et évitez de les réchauffer au four à micro-ondes.Click Here: gold coast suns 2019 guernsey