Les oméga 3 au secours du coeur

Les oméga 3 sont devenus de véritables stars ! Livres, articles, émissions… Plus personne ne peut ignorer leurs nombreuses vertus. A tel point qu’on en oublierait leur premier bienfait : la prévention des maladies cardiovasculaires. Zoom sur ce composé indispensable à notre organisme.

Si les maladies cardiovasculaires représentent lapremière cause de mortalité en France comme dans laplupart des pays riches, elles épargnent encore certainespopulations, en particulier les Japonais et Esquimaux. Deux peuplesfriands de poissons… Cette constatation a mis la puce àl’oreille des scientifiques qui ont étudié lerôle des acides gras essentiels, oméga 3 et 6 contenusdans la chair de ces produits de la mer.Les oméga 3, des constituants essentiels de noscellulesDe nombreux chercheurs ont ainsi clairement démontrél’effet cardio-protecteur des oméga 3. En préventionprimaire, c’est-à-dire avant l’apparition d’unproblème cardio-vasculaire, une des plus importantesétudes (1) montre que la plus la consommation de poisson estimportante, plus le risque de développer une maladiecardio-vasculaire est faible. En prévention secondaire, uneétude (2) réalisée sous la houlette du DrMichel de Lorgeril chez des patients ayant subi un infarctus dumyocarde montre une diminution de 20 % de la mortalitécardiaque et de 45 % de la mort subite chez ceux qui recevaient unesupplémentation en oméga 3. Pour le Dr Michel deLorgeril, “Les oméga 3 sont des constituants essentiels denos cellules. En cas de manque, elles souffrentvéritablement. Les plus sensibles sont celles quicommuniquent le plus entre elles, c’est-à-dire les cellulescardiaques et les neurones“. De plus, ces acides gras fluidifientle sang, empêchent la formation de caillots, diminuent letaux de triglycérides et protègent de troubles durythme cardiaque. Au final le coeur force moins.Où les trouver ?Le consensus règne donc sur les bienfaits des oméga3. Mais le problème, c’est que notre corps ne sait pas lesfabriquer. Pour en disposer, il faut donc aller les chercher dansl’alimentation. Où ça se complique, c’est que lesoméga 3 forment une grande famille de composants que l’on netrouve pas partout. Parmi eux, il y a l’ALA (acide alphalinolénique), l’EPA et le DHA. “Le plus abondant, expliqueMichel de Lorgeril, c’est l’acide alpha linolénique, leprécurseur des autres oméga 3, c’est-à-direcelui qui permet de fabriquer les autres“. On le trouve dans lesnoix, le lin, le colza ainsi que dans les céréales etles plantes sauvages, comme le fameux pourpier du régimecrétois. Logique de la chaîne alimentaire, les pouleset les vaches qui se nourrissent d’herbes ou decéréales riches en oméga 3 en fournissentégalement.Les poissons, quant à eux, renferment d’autres oméga3 car leur nourriture se compose d’algues, riches en acide alphalinolénique, et de micro-organismes. Une association quileur permet de fabriquer de l’EPA et du DHA, aux vertusparticulièrement protectrices. Pour Michel de Lorgeril, leDHA “est sur le plan cardio-vasculaire l’acide gras le plusprotecteur“.Les Français en manque d’oméga 3Selon l’Agence Française de Sécurité Sanitairedes Aliments (Afssa), notre alimentation ne nous fournit que 30 %des apports nutritionnels conseillés en oméga 3. Undéficit lourd, aggravé par une consommation excessived’oméga 6 (présent dans de nombreuses matièresgrasses, huile de tournesol notamment) qui gêne l’utilisationoptimale des oméga 3 par l’organisme. Pour combler cettecarence, on peut surveiller attentivement son alimentation enmisant sur le poisson ou équilibrer ces apports grâceà des compléments alimentaires spécifiques.“La prise régulière de compléments, est unemanière efficace d’assurer des apports quotidiens optimauxen oméga 3, souligne le Dr Michel de Lorgeril. Cela permetde recharger nos cellules et de protéger notre coeur“.Pour se protéger des maladies cardiovasculaires et optimiserl’efficacité des oméga 3, adopter une hygiènede vie plus saine est hautement recommandé. Alimentation,activité physique et gestion du stress constituent les troisvolets sur lesquels chacun peut agir pour mettre toutes les chancesde son côté…Hélène Huret1 – Nurse health study2 – L’étude de LyonEn savoir plus :Les facteurs de risquecardiovasculairesUne étude menée dans 52 pays sur tous les continents,chez des hommes et des femmes ayant eu récemment uninfarctus du myocarde, a permis de décrire les 9 facteurs derisque qui ont un rôle déterminant dans cettepathologie :
– Le tabac ;
– La sédentarité ;
– L’obésité ;
– Le diabète ;
– L’hypertension ;
– Le rapport d’apolipoproteine (équilibre entre certainesprotéines lipidiques) ;
– Des facteurs psychosociaux déstabilisants et provocateursde stress ;
– L’alcool ;
– La non-consommation de fruits et légumes.Click Here: camiseta rosario central