Grippe A : les médecins bretons soutiennent les commissions d'enquête

Les médecins bretons sont remontés. Hier, l’Union régionale des médecins libéraux de Bretagne  (URML) s’est félicitée de la création de commissions d’enquête

française et

européenne sur la gestion de la pandémie de grippe H1N1, en particulier concernant le plan de vaccination qu’elle qualifie d’“échec“.Alors que le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a confirmé mardi la création d’une commission d’enquête parlementaire, les médecins bretons soutiennent l’initiative “afin que soient établies les responsabilités dans le fiasco de la campagne de vaccination contre la grippe A“. L’URML de Bretagne, qui regroupe plus de 5 200 médecins libéraux regrette la trop tardive intégration des médecins au dispositif de vaccination. “J’ai besoin de vous pour conquérir les indécis“, avait déclaré début janvier Roselyne Bachelot aux médecins. Pour sa part, l’URML a affirmé “qu’elle ne donnera aucune consigne concernant la vaccination“. Les médecins bretons vaccineront “ceux qui en ont besoin en évaluant au cas par cas le bénéfice-risque de cette thérapeutique préventive“.Selon l’URML de Bretagne, la commission d’enquête parlementaire française doit servir à l’établissement de “l’origine des responsabilités prises, au mépris parfois de la santé de nos concitoyens les plus vulnérables“. En effet, les médecins bretons ont rappelé que les médecins avait vacciné en 2008, 5,2 millions de français contre la grippe saisonnière en trois mois, tandis que le plan de vaccination contre la grippe A “n’aura pas permis d’en vacciner dans le même temps d’avantage : 5,3 millions au 11 janvier 2010“. Pour l’URML, de nombreux patients à risque n’ont donc pas été vaccinés, à cause d’“un dispositif dont l’organisation tenait pour beaucoup de la grande improvisation“.Reprochant aux autorités de santé d’avoir “méprisé“ le rôle des médecins traitants, l’URML de Bretagne tient l’Etat français pour responsable d’“une crise de confiance lourde de conséquences“. Selon l’organisation, cette gestion de la pandémie et les dépenses “démesurées“ ont contribué à “nourrir le manque total de confiance, désormais avéré, de nos concitoyens envers les capacités des pouvoirs publics à maitriser pareille crise de santé“.Sarah LaînéSource :Communiqué de presse de l’URML-Bretagne – 21 janvier 2010Click Here: Cheap France Rugby Jersey