Era : L’homme derrière le groupe sort enfin de l’ombre !

Des mélodies épiques qu’on dirait tout sorties de l’époque médiévale et des choeurs gothiques, c’est la recette du succès des chansons d’Era. Une formation musicale révélée par le tube Ameno mais, au final, méconnue du grand public. Et pour cause, son leader Éric Levi avait volontairement tenu les médias à distance avant de choisir d’entrer dans la lumière.

L’argent des “Visiteurs” m’a permis d’enregistrer le premier album d’Era

C’est auprès du Parisien que l’artiste de 63 ans, ancien formateur du groupe de hard rock Shakin’ Street, évoque Era. “Le hard rock et la musique d’Era ne sont pas si éloignés. Ils ont le goût de l’épopée et l’efficacité“, clame-t-il pour évoquer son changement de style musical. Éric Levi, qui a vécu quelques années à New York après la fin de son groupe de hard rock et en a profité pour travailler avec Marianne Faithfull, s’est lancé tardivement dans le projet Era.

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C’est son retour en France et sa rencontre avec le réalisateur Jean-Marie Poiré qui changera tout. Après avoir oeuvré sur la bande originale du film Opération Corned Beef (en 1991), il est de nouveau sollicité par le réalisateur pour Les Visiteurs (en 1993) et c’est sur ce film qu’il lance Era. On retrouve notamment sur la bande originale le tube Enae Volare. “L’argent des Visiteurs m’a permis d’enregistrer le premier album d’Era dans les mythiques studios d’Abbey Road à Londres, mais ce succès ne m’a pas du tout aidé. Pendant un an, je me suis fait jeter de toutes les maisons de disques avant de trouver la personne que mon projet intéressait : Yan-Philippe Blanc, qui dirigeait le marketing du label Mercury, a convaincu Pascal Nègre, alors patron d’Universal, de me signer. Je lui dois beaucoup“, raconte-t-il. Le carton est là : 5 millions de copies vendues dans le monde.

Les médias nous ont ignorés

Même si le succès commercial est assuré, la critique ne suit pas. “Contrairement à ce qu’on pense, les médias nous ont ignorés. Alors on a décidé de jouer la carte du mystère, sans radio, sans télé, ni presse ni photo sur l’album“, explique Éric Levi qui, “puriste“, ne voulait pas non plus faire de concerts car il avait peur de ne pas “reproduire sur scène l’univers [qu’il créait] sur le disque“.

Au fil des années, Era a collaboré sur huit musiques de films, sorti six albums et même travaillé avec Arielle Dombasle (Arielle Dombasle By Era, paru en 2013). Era est désormais produit par Live Nation et un show, qui embrigade 31 artistes, va faire le tour de l’Europe. Il faut dire que ce style musical a retrouvé un écho ces dernières années… “Le Seigneur des Anneaux et Game of Thrones sont passés par là. L’époque est prête et moi aussi“, se réjouit Éric Levi.