Bob Dylan: le contestataire face à la répression chinoise

en Chine: tout un symbole. C’est arrivé ce mercredi soir, devant un public clairsemé en raison de tarifs prohibitifs qui a dû se passer d’un certain nombre de titres, interdits par la censure.

Même avec un demi siècle de carrière, il peut y avoir encore des premières. Bob Dylan en est le dernier exemple en date avec le concert qu’il a donné ce mercredi à Pékin, au Stade des ouvriers. Un contestataire égal à lui-même, mais avec les oreilles de la censure aux aguets…

Et pourtant, dans une enceinte aux deux tiers vide (avec des tickets atteignant les 140 euros pour les plus chers, on comprend), le Hard Rain, considéré comme un titre quelque peu subversif, a pu retentir à travers la voix délicieusement nasillarde du chantre de la liberté septuagénaire qui n’avait pas oublié son emblématique chapeau et encore moins sa guitare, ses claviers et sa seconde tessiture: celle de son harmonica.

Like a Rolling Stone ou Forever young ont fait sortir de leur réserve des spectateurs de tous âges même si Bob Dylan a été soumis à un contrôle très serré de sa playlist, checkée sans la moindre concession par l’autorité de surveillance Du coup, The Times They Are A-Changin’ ou le pacifiste pacifiste Blowin’ in the Wind n’avaient aucune chance de passer. Et il ne sont pas passés.

Idem pour ce qui est des commentaires de la star. Il n’en a formulé aucun, à part la présentation de ses musiciens. Vendredi, Dylan remettra ça à Shangaï. Dans les mêmes conditions. Mais un symbole reste un symbole. Et il est fort, ici. L’organisateur du live en témoigne: « Bob Dylan est très connu en Chine, surtout parmi les amateurs de musique, ses albums y sont en vente depuis des années. »

Jean-Frédéric Tronche

Jeudi 7 avril 2011

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