Bigflo & Oli, un des rappeurs se confie : “J’ai eu envie de me foutre en l’air”

Le 23 novembre 2018, le duo Biflo & Oli sortira son troisième album, La Vie de rêve. En cette période de promo, le duo qui cartonne, composé de deux frères (Bigflo, 25 ans, et Oli, 22 ans) fait notamment la couverture de l’édition week-end du Parisien (édition du 16 novembre) et accorde une interview dans laquelle les deux complices se confient à souhait.

On peut notamment lire que le duo a une fois frôlé la catastrophe en raison de leur quotidien. “Pendant longtemps, j’ai détesté entendre un artiste à succès dire qu’il avait besoin de ‘revenir aux fondamentaux’. Je me disais : ‘Mais pour qui il se prend, celui-là ? Il a une vie de rêve !’. Maintenant je le comprends“, explique tout d’abord l’aîné Bigflo en révélant que depuis 2015, ils n’ont pas arrêté et pris de temps pour eux. “Il y a eu des moments absurdes, des moments où j’ai eu envie de m’enfuir. J’étais parfois vraiment dégoûté de louper une soirée entre potes, alors que je chantais au Zénith le soir-même“, poursuit-il, évoquant un burn out en début d’année. Et d’ajouter : “Il y a un jour où j’ai pété les plombs, mes nerfs ont complètement lâché, j’ai eu envie de me foutre en l’air.

C’est là que les deux complices comprennent qu’ils sont à bout, fatigués, et qu’ils décident de prendre une pause. Les frangins vont alors revenir à quelque chose de plus simple, en écho à leur statut de rappeurs normaux. Un parti pris assumé. “Nous ne venons pas d’une cité, nous n’avons jamais séché les cours, nous n’avons jamais fait de grosses conneries… alors on ne va pas jouer les bad boys juste pour gagner une pseudo-légitimité“, justifie encore l’aîné, alors que son petit frère expliquait l’absence de mots vulgaires dans leur texte. Et de surenchérir : “L’effort de simplicité, on l’a fait, lui, pour notre père qui, étant d’origine argentine, ne comprenait pas très bien le français.

Revendiquant un rap “accessible, familial, simple et un peu ringard“, Bigflo & Oli ont suscité des jalousies comme de la répulsion. Notamment venant d’autres rappeurs – Orelsan a par exemple refusé de collaborer avec eux. “Roméo Elvis et Lomepal, on les adore. Mais, malheureusement, ils ne se réclament pas de notre ‘team’“, regrette Bigflo, affirmant que les rappeurs actuels ne comprennent pas les deux Toulousains.

Interview à retrouver en intégralité dans Le Parisien (Week-End) du 16 novembre 2018.

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