American Crime : Un acteur fait son coming out

Connor Jessup ne pouvait choisir meilleur moment pour faire publiquement son coming out. L’acteur a évoqué son homosexualité dans un touchant message sur Instagram, le 24 juin 2019, à l’occasion du mois de la Pride, période au cours de laquelle les communautés LGBT du monde entier défilent dans les rues.

J’ai su que j’étais gay quand j’ai eu 13 ans mais je l’ai caché pendant des années”, commence par déclarer l’acteur vu dans American Crime. Il dit avoir longtemps ressenti de la “honte” et ajoute toutefois avoir conscience qu’il reste en réalité plutôt privilégié au regard du milieu dans lequel il a grandi. “Je suis un homme blanc, cisgenre, d’une famille de la classe moyenne supérieure. L’acceptation n’a jamais été une question. Mais pourtant ça m’a pris des années avant de le dire car je rechignais. Je le dis maintenant parce que je ne l’avais jamais dit explicitement avant. Je suis out depuis des années dans ma vie privée mais je ne l’ai jamais vraiment été publiquement“, a-t-il ajouté.

Cette discrétion est devenue suffocante

Le jeune comédien s’en veut de ne pas avoir publiquement assumé son homosexualité plus tôt et évoque le fait d’avoir incarné… des personnages gays devant la caméra. “J’ai joué un jeu fastidieux. Plus douloureux encore, j’ai parlé de ces personnages gays que j’ai joués avec neutralité, avec une distance presque anthropologique, comme s’ils étaient éloignés de moi. (…) La honte peut prendre une forme lourde et bruyante mais aussi être très discrète. Cela peut s’installer derrière une forme de confort de vie et de commodité. Mais c’est toujours violent. Pour moi, cette discrétion est devenue suffocante“, déclare-t-il.

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Connor Jessup prend aujourd’hui la parole pour son bien-être personnel, affirmant ne pas vouloir accepter l’idée de censurer qui il est. “Il est hors de question que je sois complice de l’idée qu’être gay est un problème à résoudre ou à taire. (…) Si vous êtes gay, bi, trans, que vous vous cherchez, si vous êtes confus, si vous souffrez, si vous vous sentez seul ou rien de tout cela : vous rendez le monde plus incroyable et supportable. A tous les queers, les déviants, les inadaptés et les amoureux dans ma vie : je vous aime. Joyeuse Pride !“, a-t-il conclu.

I knew I was gay when I was thirteen, but I hid it for years. I folded it and slipped it under the rest of my emotional clutter. Not worth the hassle. No one will care anyway. If I can just keep making it smaller, smaller, smaller…. My shame took the form of a shrug, but it was shame. I’m a white, cis man from an upper-middle class liberal family. Acceptance was never a question. But still, suspended in all this privilege, I balked. It took me years. It’s ongoing. I’m saying this now because I have conspicuously not said it before. I’ve been out for years in my private life, but never quite publicly. I’ve played that tedious game. Most painfully, I’ve talked about the gay characters I’ve played from a neutral, almost anthropological distance, as if they were separate from me. These evasions are bizarre and embarrassing to me now, but at the time they were natural. Discretion was default, and it seemed benign. It would be presumptuous to assume anyone would care, yeah? And anyway, why should I have to say anything? What right do strangers have to the intimate details of my life? These and other background whispersnew, softer forms of the same voices from when I was thirteen, fourteen, fifteen…. Shame can come heavy and loud, but it can come quiet too; it can take cover behind comfort and convenience. But it’s always violent. For me, this discretion has become airless. I don’t want to censorconsciously or notthe ways I talk, sit, laugh, or dress, the stories I tell, the jokes I make, my points of reference and connection. I don’t want to be complicit, even peripherally, in the idea that being gay is a problem to be solved or hushed. I’m grateful to be gay. Queerness is a solution. It’s a promise against cliche and solipsism and blandness; it’s a tilted head and an open window. I value more everyday the people, movies, books, and music that open me to it. If you’re gay, bi, trans, two-spirit or questioning, if you’re confused, if you’re in pain or you feel you’re alone, if you aren’t or you don’t: You make the world more surprising and bearable. To all the queers, deviants, misfits, and lovers in my life: I love you. I love you. Happy Pride!

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